Etude préclinique avec des nanoparticules lipidiques chargées d’un agent antitumoral et fonctionnalisées pour cibler les cellules immunosuppressives dans les traitements du cancer du sein triple négatif
L’immunothérapie anticancéreuse, notamment via les inhibiteurs des points de contrôle immunitaire, présente une efficacité limitée en raison de l’immunosuppression du microenvironnement tumoral. Pour surmonter cette résistance, nous avons développé des immunoliposomes chargés de valrubicine (Val-ILs) capables de cibler plusieurs types de cellules immunosuppressives simultanément, une avancée par rapport aux approches actuelles qui se limitent généralement à une ou deux populations cellulaires. Testés sur un modèle murin 4T1 du cancer du sein triple négatif, ces Val-ILs réduisent significativement la progression tumorale et les métastases. De plus, leur association avec l’anti-PD1 entraîne une régression complète du développement tumoral dans 62,5 % des cas. A ce jour, aucune thérapie clinique n’exploite les immunoliposomes. Grâce à leur composition en lipides biocompatibles et à une faible concentration de valrubicine, les Val-ILs s’accumulent dans la rate, où ils induisent un remodelage du microenvironnement tumoral. Des analyses par cytométrie en flux permettront de confirmer leur impact sur l’immunosuppression et la prolifération métastatique. Le potentiel translationnel de cette approche est significatif, car les mêmes cibles immunosuppressives sont présentes chez l’homme. Ainsi, ces travaux ouvrent la voie au développement de nouvelles stratégies combinant nanotechnologie et immunothérapie, offrant une alternative pour les cancers résistants aux traitements actuels.